Les loirs vendangeurs

Samedi 18 septembre 2010 // Les mammifères

"Quand j’ai organisé mon jardin naturel,dans les années 80, je pensais déjà à eux. Il m’a fallu patienter. Cela a été mon comité d’accueil à mon retour de vacances d’été. Ils étaient si confiants, en l’absence du jardinier, qu’ils se goinfraient en plein soleil. Il m’a fallu leur taper sur l’arrière-train avec une petite latte en bois pour qu’ils comprennent enfin que les grappes avaient un propriétaire désireux d’en récolter quelques-unes. Je crois bien qu’ils étaient ivres, tellement ils étaient peu farouches.
Hélas les vendanges sont encore loin et au rythme où ils mangent, tout va disparaître. Me voici donc obligé, tel un berger des Asturies, de protéger, comme je peux, mon troupeau de grappes contre la dent (zoomer sur les incisives sur la photo gouttière) des prédateurs (à nouveau nocturnes)."


Sur l’une des photos il y a ma stratégie de la dissuasion, j’en ai imaginé une autre : aujourd’hui à 11h j’ai attaché une poire williams rouge aux pampres.
A 12h30 elle était déjà tombée et à moitié grignotée. J’en ai mis une deuxième dans l’espoir de détourner ces gloutons de mes grappes...

Les bêtes sont à deux et les grappes disparaissent très vite. Mais j’ai une stratégie de la diversion. Il n’est pas question de les affamer donc je leur propose autre chose.
Coupelle installée à 16h aujourd’hui. Photos à 16h30. Contenu : 1 williams rouge et du Muesli AB (cora/match). Tout en grignotant sa poire le loir urinait régulièrement et abondamment.

- Armand Wernet

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