Suivi de chouettes hulottes (mars 2012-mars 2015)

Dimanche 5 avril 2015 // Les oiseaux

Observations de mars et avril 2015 près de Sarreguemines (57)

-Découverte d’un quatrième couple de hulottes dans un de nos nichoirs cette-fois ci.
- un couple dans un vieux saule.
- un couple dans un très vieux hêtre.
- un couple dans un trou de pic noir dans un hêtre moyen. Un cadavre de hulotte à proximité sous des lignes électriques (collision probable).
Les quatre couples semblent en être à peu près au même point:femelle encore présente dans la cavité pendant la journée avec des petits assez jeunes(aucun chuitement audible pour l’instant.)
Cela nous fait 4 couples sur les 400 hectares du ban communal. Une densité exceptionnelle.

- Sortie de mercredi soir (28/03/2012) avec 4 membres du GECNaL.

Les jeunes hulottes (au moins trois) sont visibles dès le début de l’observation par le trou de vol. L’ainé rempli tout le trou à un moment donné (il sortira bientôt)... Les deux adultes sont dans le bois à l’extérieur. Nous entendons leur chants ,cris et gloussements variés. Deux apports de proies au nid ont été observés. Les jeunes ne chuitent pas du tout ce qui nous étonne.
- 29/03/2012 Observation d’un nichoir Schwegler, sur un autre site mis en place par le GECNaL en octobre. La femelle hulotte est dans le nichoir. Parfois elle montre le sommet de sa tête ou un oeil.
Vers 2Oh le mâle chante à proximité. Puis j’entends le chant d’occarina mais il me semble provenir de l’intérieur du nichoir. Les femelles feraient-elles ce chant-là aussi ?
20h15 : le mâle apporte une proie assez grosse avec une queue très longue (mulot à collier je pense). Il s’installe sur la branche en face du trou de vol mais me voit et s’éloigne pour aller chanter un peu plus loin. Je quitte la scène pour ne pas déranger davantage.

2 couples de hulottes nichent donc dans nos nichoirs (10 au total).

Sur un autre site local près d’un vieux saule où nous avons déjà guetté la hulotte avec nombre gecnaliens.
- 20h30 une hulotte arrive et se perche devant le trou, puis regarde à l’intérieur en introduisant la tête. Elle pénétre puis ressort avec une proie très grosse que nous n’arrivons pas à identifier et l’emporte.
C’est en entendant un petit chuitement dans les frondaisons que nous comprenons ce comportement étrange. Une proie non utilisée dans la cavité a été redistribuée aux jeunes (au moins deux, déjà bien bruns et volants) éparpillés dans les arbres. Cela fait donc 3 couples nicheurs autour d’un village mais à des stades différents : une femelle est encore au nid (oeufs ou jeunes encore petits), une nichée de jeunes encore gris sur le point de quitter la cavité (parfaitement silencieux) et une nichée déjà volante qui chuinte bien.

Les densités fortes de rongeurs dans les prés et les bois font apparemment le bonheur des crécerelles et autres rapaces nocturnes. Les effraies et chevêches devraient pouvoir se reproduire dans de bonnes conditions aussi.
Affaire que je vous invite tous à suivre de près. Toute information à ce sujet sera la bienvenue pour l’Atlas des oiseaux nicheurs.

Wernet Armand, Président du GECNaL Sarreguemines Forbach